En 2019, j’ai écrit un article au sujet de Micron, pardon, Macron, intitulé Archaïque. Sept ans après, non seulement il en est encore à s’accrocher au pouvoir, mais il est pire que jamais.
Nous vivons en France des temps difficiles, que beaucoup minimisent encore, ces derniers préférant s’en prendre aux gens qui en ont marre qu’aux racines des grandes difficultés actuelles. À force de réduire les budgets publics de l’éducation, de la santé, des casernes de pompiers, à force de ne pas embaucher et de s’en prendre aux salaires alors que les prix s’envolent, et j’en passe, pour le bénéfice de quelques uns et pour la guerre, l’on recueille la révolte. Macron l’a très certainement compris, il n’est pas fou. Mais hors de question pour lui de régler la situation, non. À la place, il tente de placer le couvercle sur une marmite prête à exploser.
Tout découle des choix des politiques macronistes, choix directement dérivés des directives de l’UE, ce paquebot qui ne peut finir que comme le Titanic. Les prix de l’alimentation, de l’électricité et des carburants se sont envolés, conséquence directe des vingt-deux paquets de sanctions contre son meilleur fournisseur, la Russie. L’inénarrable Bruno Lemaire, guignol désormais professeur en Suisse (plaignons ses étudiants) voulait « mettre la Russie à genoux » : ces sanctions n’auront servi à rien d’autre qu’à affaiblir les peuples des pays faisant partie de l’UE. Au nom d’une guerre ignoble en Ukraine, encore une fois pour le bénéfice de gens peu recommandables vénérant le nazillon Stepan Bandera et haïssant à peu près tout ce qui est russe ou fait référence la Russie, c’est non seulement l’Ukraine, sacrifiée et saccagée, mais tous les pays d’Europe se disant « démocratiques » et défendant des « valeurs » (mais lesquelles ?… boursières, peut-être ?) qui en pâtissent.
Nous pouvons aussi dire merci à notre si gentil et serviable allié que sont les États-Unis, maîtres de l’OTAN. Ah, l’OTAN, blanche colombe, rempart contre le « mal » que représentaient le communisme et l’URSS… et qui existe toujours même si l’URSS n’existe plus. Il y a comme un problème. L’OTAN serait avant tout une alliance défensive. Mais bon, cela ne l’a pas empêché de détruire la Yougoslavie, de menacer quiconque lui résisterait, de s’installer de fait en Ukraine bien avant 2022, malgré les promesses de ne pas s’étendre vers l’est. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, c’est ce qu’ont dû se dire tous ces grands démocrates humanistes vivant dans le paradis occidental… Il est désormais clair que tout cela n’était que vent et postillons. Il est clair depuis assez longtemps désormais que le « bloc » occidental soutient à peu près tout et n’importe quoi dans ce qu’il y a de plus vil et destructeur, sans recherche d’accords durables et de construction pour le bien de tous. Russie, Iran, Irak, Palestine, Venezuela, Cuba… la Chine, même s’ils n’osent pas vraiment s’y frotter. Tout y passe. Et ne comptons pas sur nos médias de désinformation permanente où se succèdent des « experts » et des commentateurs tout sauf objectifs, se fichant éperdument des peuples composés de gens comme vous et moi…
Bref, dans tout cela, Macron n’est pas exceptionnel. Il est même très peu original dans le panorama actuel qu’offrent les vassaux de l’empire des intérêts états-uniens. Il n’a rien d’un visionnaire, rien d’un grand homme d’État. Il n’est qu’un symptôme de la répugnante insignifiance des intérêts qu’il défend : l’archaïsme, l’orgueil et le mépris propres au capitalisme qui écrase ce qui le fait vivre. Mais ce symptôme et cette insignifiance occupent toute la place et font notre malheur à tous. Ces types sont les responsables du chaos.
Affaire à suivre.